MALI : BAMAKO (suite)

 

L'ARTICLE ENFANTS : BEKAI, JEUNE "BOY" A BAMAKO


"Je m'appelle Bekai Bénébelou, j'ai 19 ans et je suis gardien de maison chez Abdin dans le quartier de Djilibougou à Bamako."


UN VILLAGE DANS LA BROUSSE


Après le festival de Koulikoro, nous sommes partis pour un village en brousse, à une cinquantaine de kms de Bamako.


BAMAKO


Cela fait maintenant 15 jours que nous sommes à Bamako, ville de 4 millions d'habitants composée de 9 communes qui s'étendent à perte de vue





PORTRAIT D'AFRIQUE


" Je m'appelle Bekai Bénébelou, j'ai 19 ans et je suis gardien de maison chez Abdin dans le quartier de Djilibougou à Bamako. Ma journée commence à 7h30 par la préparation du petit déjeuner de mon employeur. Mes journées sont rythmées par différentes tâches ménagères. Je lave le linge, nettoie la maison, je fais les courses. Elle se finit vers 00h00 quand Abdin se couche. Ma vie peut vous paraître très dure et surtout longue, mais au Mali qui est l'un des pays les plus pauvres au monde, ce travail me permet de vivre et aussi d'aider ma famille. Je suis originaire du pays Dogon dans le Nord du Mali , c'est aussi le nom de ma tribu. Cela fait trois ans que j'ai quitté mon village Yanda Quinedra pour la capitale. Mon père Koulilio Telly et ma mère Bourère sont cultivateurs, ces trois dernières années, je n'ai pu leur rendre visite qu'une seule fois car le billet de bus est très cher. Mon rêve quand je serais grand est de rejoindre mon grand frère qui travaille comme moi en Côte d'Ivoire et d'ici là, j'espère revoir mes parents pour leur dire au revoir. "

 

Julien

 


UN VILLAGE DANS LA BROUSSE


Après le festival de Koulikoro, nous sommes partis pour un village en brousse, à une cinquantaine de kms de Bamako. Nous sommes arrivés là-bas aux alentours de 9h et notre première surprise fut l'accueil qui nous y attendait .En effet le village avait préparé une fête pour notre venue, et sur la place face à l'école, nous attendaient environ 200 personnes. Dans le fond sous le grand arbre, étaient assis les patriarches, entourant le chef à qui nous avons offert le cola (offrande traditionnelle au Mali). Au milieu de la place, il y avait le groupe de musique composé de balafons et de djembés, et autour chantaient et dansaient les femmes et les enfants du village. Tout était préparé en notre honneur, les coutumes et traditions ancestrales du peuple Mandingue nous étaient dévoilées. Les chasseurs, protecteurs du village, paradaient autour de nous, se mettant en scène avec leur accoutrement si particulier et féerique. Les femmes nous attrapaient les mains et nous montraient les pas et les enchaînements. Elles nous entouraient de leur Bambouna ( tissus colorés que portent les femmes africaines) pour nous donner leurs bénédictions et nous protéger des mauvais sorts. Au moment de notre départ, après avoir fait le tour des cases du village, ils nous ont offert un mouton (qui n'était pas de trop dans le troupeau) pour nous montrer toute leur joie d'avoir partagé ces instants avec nous, mais ce que nous retiendrons, c'est l'extrême hospitalité d'un peuple pour lequel nous avons le plus grand respect.

 

Thibault


LA VIE DE BAMAKO


Cela fait maintenant 15 jours que nous sommes à Bamako, ville de 4 millions d'habitants composée de 9 communes qui s'étendent à perte de vue. Son organisation est celle des grandes villes africaines, en damier, avec quelques grands axes routiers, goudronnés et des routes en terre jonchées de nids de poules. Les infrastructures sont un mélange de maisons au style colonial , de bâtiments officiels récents et de petites maisons en parpaings mal terminés où vivent l'essentiel de la population. Ces petites maisons sont construites en carré avec au centre, le patio où se regroupe toute la famille pour manger, se reposer ou exécuter les différentes tâches ménagères. Il n'y a pas de cuisine, juste un immense four où faire cuire les aliments, et l'ensemble des pièces composant le logis sont de petites chambres. Cela fonctionne comme un petit village où chacun tient un rôle bien particulier dans son organisation. Des marchés se tiennent tous les jours dans les différentes communes. On y trouve de tout, de la nourriture, des tissus, des cigarettes, des épices, du matériel électronique… et tout cela dans le désordre le plus total. Sur les routes, les voitures klaxonnent et bousculent les motos et les vélos alors que les porteurs avec leur chariot plein de sacs de mil tentent de se frayer un passage dans cette circulation folle. L'atmosphère y est lourde et la pollution omniprésente. La ville de Bamako vit du matin 6h00 à minuit au rythme d'une population pleine d'énergie. Thibault



LA MAISON DE TOUMANI


Elle est rouge et se distingue des autres maisons du quartier Badialem, architecturalement certes, mais aussi et surtout par les mélodies qui s'en échappent. Demander à un bamakois où se trouve la maison de Toumani et il vous montrera avec fierté la direction de cette " Mecque musicale ". La spiritualité y est d'ailleurs très présente. Chaque répétition se ponctue par une prière, on ne badine pas ici avec la religion musulmane. Mais au fait, qui est Toumani ? C'est un Diabaté, ce nom pour tous les africains descendant de l'Empire Mandingue (Mali, Burkina Faso, Guinée..) évoque sans équivoque l'appartenance à la caste des Griots (Jeli en Bambara). " les griots sont le sang de la société, ils conseillent les rois, informent le peuple. Un griot est le garant du bien, il ne peut ni mentir ni tuer. " Cette définition faite par Toumani lui-même, indique l'importance qu'occupe les griots dans la société, même aujourd'hui. " Certes notre rôle a évolué, mais nous restons un élément fondamental dans la société actuelle. Mon rôle consiste à exporter les préceptes du bien au-delà de nos frontières, de mettre le doigt sur des maux nouveaux qui frappent mon peuple. Pour cela, je voyage et utilise même Internet, sans jamais renoncer à la tradition ". Ainsi, Toumani guide le groupe des " Escrocs ", rappeurs d'un genre nouveau dénonçant les problèmes sur un bit de musique traditionnelle. Même dans sa musique, Toumani est dans la droite ligne des 70 générations de Diabaté, tous joueurs de Kora depuis le XIII ème siècle (sorte de luth africain aux sonorités proches de la harpe). Il a beau avoir joué avec les plus grands (Sting, Phil Collins, Césaria Evora …), il garde la même bonhomie et la même énergie à travailler à l'accompagnement de la modernisation de son pays dans le respect de leur tradition millénaire.(voir fiches musicale " Kora " et " Maison de Toumani ".

 

Cédric


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Bekai

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Chasseur mandingue

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Danse traditionelle

 

 

 

 

 

 

 

 


Percussions fête du village

 

 

 

 

 


Bamako

 


TOUMANI DIABATE

 

 
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