Argentine / OCEANIE (Nouvelle-Zélande, Australie)
Bonjour à vous tous chers amis. Cette semaine nous avons
retrouvé Thibault à Bangkok après trois semaines de séparation. Tout d'abord,
il vous parlera de ses vingt deux mille kilomètres pour rejoindre sa belle.
Nous vous présenterons ensuite un groupe de Tango de Buenos Aires particulièrement
apprécié par Julien (on se demande pourquoi ? ). Puis nous quitterons
l'Amérique du sud pour rejoindre l'Asie via l'Océanie. En chemin, à l'embarquement
pour la Nouvelle Zélande nous avons fait une belle rencontre avec l'équipe
de France de rugby pendant leur tournée dans l'hémisphère sud. Enfin nous
avons atterri à Melbourne pour retrouver Ollanta et découvrir son superbe
quartier de St Kilda.
Bonne lecture !
7 JOURS A COURIR (suite en cliquant sur le titre de l'article)
Enfin j'y étais arrivé, Bangkok la tumultueuse et ses
nuits de folie. On est le 11, il est 2 h am et les rues grouillent de
monde. Bienvenue à Khao San Road, le lieu de rendez-vous de tous les voyageurs
qui passent par l'Asie du Sud-Est et rendu célèbre par le film " The beach
".
LES
7 PRINCESSES DU TANGO (suite en cliquant sur le titre de l'article)
Une contrebasse, un accordéon, une guitare, un piano,
un violon, une clarinette, une chanteuse, sept femmes qui forment le groupe
de tango " Las Del Abasto " de Buenos Aires pour notre plus grand plaisir.
LA
RENCONTRE AVEC LES BLEUS (suite en cliquant sur le titre de
l'article)
On a rencontré les bleus… Et oui, aux vues de nos piètres résultats en
foot, on s'est rabattu sur le rugby. En plus, on s'était dit : " Cette
fois, enfin un sport où on est bon, on vient de gagner le tournoi des
6 nations !
St
KILDA OU L'EUPHORIE TRANQUILLE (suite en cliquant sur le titre
de l'article)
Apres l'Argentine et la Nouvelle Zélande, nous arrivons à Melbourne pour
la première fois en ce qui me concerne, mais pour d'autres ce n'était
pas une terre inconnue. Là-bas, nous attendaient Julien et Ollanta qui
se retrouvaient depuis 2 jours à St Kilda, où habite la famille de cette
dernière.
7
JOURS A COURIR
Enfin j'y étais arrivé, Bangkok la tumultueuse et ses nuits de folie.
On est le 11, il est 2 h am et les rues grouillent de monde. Bienvenue
à Khao San Road, le lieu de rendez-vous de tous les voyageurs qui passent
par l'Asie du Sud-Est et rendu célèbre par le film " The beach ". Des
petits vendeurs partout, les " tuks-tuks " qui foncent entre la foule
et la prostitution à grande échelle entretenue par un grand nombre de
salopards de nos pays. De tous les cotés, on essaie de vous racoler, je
n'avais plus ressenti cela depuis l'Afrique. Six jours pour en arriver
là, six interminables jours de transit. J'avais quitté les autres membres
de l'Odyssée à La Paz le 4 juin au soir, et il m'attendait une belle aventure
. Tout d'abord 48 heures de bus pour rejoindre Buenos Aires, enfin, dans
les faits, 58 heures et cinq changements de bus entre la Bolivie et l'Argentine.
Heureusement, je m'y étais préparé, et avec mon nouvel ami Nino, un vendeur
de CD à la sauvette de la capitale argentine, nous attendions l'heure
de la délivrance et du match Angleterre-Argentine. Grand match, mais grande
déception pour ce peuple dont le football est une tradition. J'avais l'impression
d'assister à une vraie tragédie, mais vous savez de quoi je veux parler,
nous étions en train de vivre la notre. Les bus, eux, étaient typiques,
remplis d'autochtones et de bardas en tout genre ( animaux, outils, sacs
d'épices …) et j'étais trimballé dans tous les sens sur les routes caillouteuses
qui traversent l'Altiplano pour rejoindre l'Argentine. Arrivé à Buenos
Aires et une fois le match terminé, je partais faire une petite visite
de la ville, et déjà le décalage était immense. Toute cette belle mégalopole
en effervescence, ses habitués très distingués, d'une élégance et d'une
beauté rare, ses grandes avenues bordées de magasins chics mais aussi
un certain sentiment d'insécurité surtout lorsqu'on est seul. Elle agissait
sur moi avec une attraction terrible, je n'avais pas ressenti cela pour
une ville depuis le début de notre voyage et je me voyais déjà y vivre
sous son doux soleil d'automne. Mais non, 22h dans cette magnifique cité
et il fallait repartir, direction Auckland et le Pacifique sud . Là, ça
a été un petit peu dur pour moi ce retour à l'Occident avec toutes ces
infrastructures pour accueillir les nombreux touristes, à majorité anglo-saxons.
Le décalage était énorme avec tout ce que nous avions vécu auparavant,
avec des gens qui voyage là en tour organisé version " club med " et cette
nature complètement aseptisée et contrôlée. En d'autres temps, j'aurais
apprécié cette ambiance toute à la fête et à l'aventure encadrée, mais
là, j'étais vraiment dans l'Odyssée et dans ses rencontres improvisées,
ici rien ne correspondait. C'était donc sans regret que je quittais cette
ville pour Bangkok après une escale de 12h a Sydney, à lire notre bon
vieux France football relatant les exploits de nos bleus. Et puis ça y
était, les portes du bonheur s'ouvraient à moi, à la rencontre de ma princesse
d'Occident.
Thibault
LES 7 PRINCESSES DU TANGO
Une contrebasse, un accordéon, une guitare, un piano, un violon, une clarinette,
une chanteuse, sept femmes qui forment le groupe de tango " Las Del Abasto
" de Buenos Aires pour notre plus grand plaisir. C'est dans un journal
de tango que nous sommes tombés par hasard sur un article parlant de ces
musiciennes talentueuses qui mettent un petit coup de jeune à cette musique
que l'on dit vieillissante. Née dans les bordels de Buenos Aires, cette
danse qui à l'origine ne se pratiquait qu'entre hommes travestis revient
aujourd'hui sur le devant de la scène. C'est l'une des plus difficiles
techniquement à pratiquer, avec des dizaines de combinaisons différentes.
Elle est Très agréable au regard, ce ne sont d'ailleurs pas les hommes
qui me contrediront, avec ses lancers de jambes indescriptibles et ses
positions très sensuelles. Pour la petite histoire, j'ai appris les quelques
principes de base de cette danse afin de pouvoir moi-même mieux me rendre
compte de la réalité et vous la transmettre parfaitement aujourd'hui.
La musique quant à elle, née d'un mixte entre l'influence espagnole, française
et italienne est relativement mélancolique, l'amour étant bien sûr sa
partenaire favorite. C'est sur le scooter d'Estela, chanteuse de " Las
del Abasto " que j'ai découvert dans la danse Buenos Aires dont l'histoire
est mêlée à celle du Tango au même titre que Maradona. Au travers des
rues du quartier de la Boca et de San Telmo, des danseurs se donnent en
spectacle au milieu des maisons multicolores de style colonial, pour les
nombreux touristes et autres amoureux de Carlos Gardel. Nous avons passé
notre samedi soir dans l'un des clubs de tango les plus prestigieux de
la capitale argentine " Grisel " où l'enregistrement de la séquence "
Tango " a été un pur plaisir.
Pour
écouter l'extrait musical cliquer ici
Julien
LA RENCONTRE AVEC LES BLEUS
On a rencontré les bleus… Et oui, aux vues de nos piètres
résultats en foot, on s'est rabattu sur le rugby. En plus, on s'était
dit : " Cette fois, enfin un sport où on est bon, on vient de gagner le
tournoi des 6 nations ! " Mais il faut croire qu'une malédiction est portée
sur les équipes que l'Odyssée supporte car sur les 2 test-matchs auxquels
on a assisté (en Argentine et en Australie), la France s'est faite damé
le pion. On avait pourtant de la chance d'être là au bon moment. Tout
a donc commencé contre les Pumas argentins, à Buenos Aires : Jul et moi
avions resquillé pour voir, depuis les meilleures tribunes, un beau match
se solder par une courte défaite d'un point. Quelques jours plus tard,
on s'apprête à prendre l'avion pour la Nouvelle-Zélande et on tombe à
notre grande surprise sur nos futurs amis tricolores dans l'aéroport.
Décidément, ils suivent irrémédiablement le parcours de l'Odyssée, à moins
que se soit nous les groupies ! Jeanjean, Pelous ou Ibanez, ils sont tous
là. On jongle avec une balle avec certains joueurs en manquant à chaque
instant de briser les parfums du Duty free. Vraiment une bonne ambiance
et un bon feeling, surtout avec Jeanjean, Bensen, Poux et Michalac. Julien,
qui filme l'événement, est à 2 doigts de se faire secouer par Brouzet,
un géant de plus de 2 mètres qui n'apprécie guère les indiscrétions de
notre caméra. Comme l'avion a du retard, c'est plus de 4 heures qu'on
passe ensemble et comme vous connaissez notre opportunisme, on ne pouvait
laisser l'occasion de se faire inviter au match de Melbourne. Parce que,
forcement, on devait être à Melbourne pour l'anniversaire d'Ollanta le
jour du deuxième test-match dans l'hémisphère sud. Le président de la
Fédération Française de Rugby nous donne les précieux sésames pour le
" Colonial Stadium ", l'antre couverte du rugby australien. Le jour venu,
le match est à sens unique pour les Wallabies qui dévorent le coq gaulois,
mais nous de toute façon, on a déjà gagné la rencontre… de ces gars exceptionnels.
Cédric
St KILDA OU L'EUPHORIE TRANQUILLE
Apres l'Argentine et la Nouvelle Zélande, nous arrivons à Melbourne pour
la première fois en ce qui me concerne, mais pour d'autres ce n'était
pas une terre inconnue. Là-bas, nous attendaient Julien et Ollanta (pour
les fans de l'Odyssée cf le Brésil et Ilha Grande) qui se retrouvaient
depuis 2 jours à St Kilda, où habite la famille de cette dernière. St
Kilda c'est un quartier de Melbourne assez branché (parfois trop " hype
" à notre goût) qui à un petit air de Marais parisien, surtout au niveau
culturel et musical. C'est une avenue, une rue commerçante, une zone résidentielle,
un parc d'attraction (le Luna Park), et un bord de mer superbe. Tout le
monde est beau et intelligent (cela reste tout de même à vérifier), on
porte les dernières modes les plus " in " par peur un jour d'être " out
". Heureusement pour nous la famille d'Olly a un passé assez soixante
huitard et, dès le début, nous échappions à cet univers superficiel où
" everybody is beautiful " pour nous réfugier dans la douceur de Christina
et de sa fille Ollanta. Elles nous introduisent dans l'univers des artistes
dont de nombreux musiciens et nous voguerons le temps d'une semaine de
concerts en concerts, tous d'une exceptionnelle qualité. Du jazz dans
les rues en veux-tu en voilà, assis à la terrasse d'un café, nous écoutons
Harry et ses potes qui se lancent dans un beuf anthologique 2 heures durant.
Ils joueront, entourés de passants, de voitures, de tramways, du jazz
très inspiré des sonorités de Rollins, du Duke, de Coleman Hawkins et
nous scotchons sur le talent de ce jeune trompettiste âgé seulement de
20 ans (Pour
écouter l'extrait musical cliquer ici). Le soir, ce sont les
musiques électroniques qui s'imposent un peu partout dans les lounges,
bars ou clubs. Des sonorités douces, originales et très dansantes sont
explorées par de nombreux DJ's issus de tous les courants électroniques.
Soit dit en passant, les dimanches après-midi, le tout St Kilda se réunit
au Vinyard pour écouter de la funk et de la disco, c'est un peu la dernière
chance de la semaine pour ceux rentrés " broucouilles " la veille au soir,
une autre issue est encore possible. Les vendredis soirs, c'est la salsa
endiablée du Zimmer qui met le feu au poudre avec le saxophoniste le plus
rapide du Far East dans une ambiance des plus folles. C'est aussi dans
les restaurants traditionnels tenus par des descendants d'immigrants européens
ou asiatiques que des musiques gypsies ou orientales remplissent nos oreilles
tandis que notre palais se délecte des merveilles du monde. Pas mal cosmopolite,
moderne, attractive, St Kilda reflète une Australie qui s'ouvre un peu
plus sur le monde, elle, si aseptisée et conservatrice, semble gagner
en cultures et échanges. Pour la petite histoire, St Kilda était le nom
du navire transportant ce qui allait devenir l'emblème du quartier, une
femme d'une rare beauté, dont le mari soupçonnait qu'elle menait une vie
de débauche. Ne supportant plus cette situation, il l'envoya dans le désert
d'Australie peuplé d'Aborigènes pour qu'elle retrouve sa sérénité d'entant.
Autant dire qu'aujourd'hui persiste cette dualité dans St Kilda, où le
politiquement correct remonte constamment à la surface, comme pour cette
princesse en thérapie qui du se plier à la rigueur anglo-saxonne. Mais
en profondeur résonne les sonorités de la folie et de l'exubérance qui,
à chaque instant, peuvent s'abattre sur n'importe qui.
Nicolas
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