AMERIQUE DU SUD : BOLIVIE (suite et fin)
Salut à tous, cette semaine, c'est la semaine de l'anniversaire de l'aîné de l'Odyssée, qui le devient encore plus … Alors associez vous à nous pour le lui souhaiter . En guise de cadeau, en tout cas, il a plutôt bien été servi le Julien, parce que ce qu'on vient de vivre ces derniers jours tient de l'enchantement. Cédric dédit un poème sur le voyage à sa vieille canaille préférée, Julien quant à lui s'autogratifie d'un bel article sur le groupe fantastique " Los Masis " de la ville de Sucre. Quant à Nicolas, il revient sur l'incroyable descente en enfer qu'on a effectué dans le monde des mineurs de Potosi, la mine la plus prolifique de tous les temps. Tointoin, qui est très fier que son frérot ait un an de plus, décrit avec passion un des évènements les plus spectaculaires qu'il nous ait été donné de voir : le Tinku. Enfin merci à Sophie et Luc pour leur contribution à notre petit édifice.
Parcourant les sentiers que la chance me propose, J'ai eu envie ici de vous faire partager, En employant la plume, en jouant avec la prose, La joie que me procure le fait de voyager LE COMBAT DU DERNIER INCA (suite en cliquant sur le titre de l'article)
Roberto est un indien quechua de la région de Sucre en Bolivie. Il est l'un des descendants des Incas qui ont dominé un immense territoire qui allait du Pérou à la Bolivie en passant par l'Equateur et une partie de la Colombie entre 1438 et 1532. Ce personnage atypique est un idéaliste, fervent défenseur de la culture indienne d'Amérique du Sud. Musicien reconnu et admiré dans son pays grâce à son groupe de musique traditionnelle " Los Masis ", il a mis cette popularité au service de son peuple. LA CEREMONIE DE LA CROIX (suite en cliquant sur le titre de l'article)
POTOSIE ENTRE SPLENDEUR ET TRAGEDIE (suite en cliquant sur le titre de l'article)
TRIP DANS LE SALAAR AU SEIN DE L'ODYSSEE (suite en cliquant sur le titre de l'article)
LE VOYAGE
J'ai eu envie ici de vous faire partager, En employant la plume, en jouant avec la prose, La joie que me procure le fait de voyager ;
Les sentiments s'exaltent quand le temps, infini, S'étale sans contraindre, sans créer de soucis, Les futiles entraves à mon esprit rêveur, Ont volé en éclats, sous le coup du bonheur ;
Bien sûr le bleu d'antan, me fait sentir un manque, Mes amis ma famille, mon amour tu me hantes, Est-il possible un jour de combler à la fois, La liberté du loin et le désir du toi ;
Se produit, au retour, un changement de raison, Le voyage au passé, la " vraie vie " en action, La rébellion promise en utopie de route, Cicatrise rapidement en même temps que les doutes.
Cédric LE COMBAT DU DERNIER INCA
Ce personnage atypique est un idéaliste, fervent défenseur de la culture indienne d'Amérique du Sud. Musicien reconnu et admiré dans son pays grâce à son groupe de musique traditionnelle " Los Masis ", il a mis cette popularité au service de son peuple. Il a fondé un centre culturel indien où il enseigne avec une énergie formidable la " Sanpoña " , flûte de pan, aux enfants des banlieues de Sucre. Dans un village à 50 km de la " ville blanche " il a crée la première école en langue quechua du pays pour la sauvegarde des traditions indiennes. Au début le gouvernement bolivien à forte majorité descendant d'espagnol s'est fortement opposé au projet. Aujourd'hui grâce à son succès, l'école est devenu un modèle pour la sauvegarde de la langue et des traditions quechuas. La musique a permis à Roberto de voyager dans le monde entier pour rencontrer d'autres indigènes dont la culture est en train de disparaître. Il nous a raconté une expérience qui l'a particulièrement touché avec les indiens Inuits du Canada pour lesquels il a joué. Lors de la représentation, " les anciens " de la communauté Inuit se sont mis à pleurer émus par ces indiens d'Amérique du Sud à qui ils ressemblaient tant il y a quelques dizaines d'années et qui avaient su préserver leurs traditions. L'alcool et l'Occident avaient tout emporté. Les indiens quechua de Bolivie vivent encore proche de leur tradition même si ils sont les laissés pour compte de l'Amérique du Sud où il existe un racisme anti-indien. L'alcool est aussi un des grand fléau pour ces peuples tiraillés entre deux mondes. Roberto nous a paru incarner l'avenir de ces peuples, fier de ses origines, défenseur de ses richesses et à la fois ouvert à nous occidentaux pour qu'on l'aide dans ce combat qui se joue des Amériques en Australie et sur tous les continents de la planète. Cliquer içi pour avoir un extrait musical des "Los Masis"
Julien LA CEREMONIE DE LA CROIX Le 3,4 et 5 mai de chaque année a lieu au village de Macha, au nord de Potosi, une tradition des plus surprenantes provenant des Incas. Les populations de 62 villages se retrouvent pour célébrer la fertilité de la " pachamama " ( la terre mère), et pour cela ils exécutent différentes coutumes dont une nous a particulièrement marqué. Hormis les musiques et les danses exécutées par une partie des villageois, l'autre s'adonne à des rites guerriers des plus impressionnants, le Tinku. Le Tinku est un combat que se livre les habitants des villages. Disposés en cercle un combattant de chaque village s'y présente. Tout les coups sont permis jusqu'à ce que l'un des deux se retrouve au sol, mais l'alcool qui est ingurgité en très grande quantité permet de combattre avec une extrême violence et de résister avec courage. Le sang versé est un sacrifice pour la " pachamama " et pour les récoltes futures qui seront d'autant plus abondantes que le sang des hommes du village aura largement coulé. Cela permet aussi de régler les contentieux entre les villages, sur le partage des terres , les vols de bétails, interdisant aux villageois de se battre le reste de l'année. Cependant ce que nous avons vu à Macha ressemblait peu à cette tradition, les hommes bien trop éméchés n'attendaient plus que les cercles se forment pour combattre, et de véritables guérilleros se baladaient dans le village se livrant à des combats terrifiants. Les coups partaient dans tout les sens, les hommes au sol se faisaient rouer avant que d'autres des leurs ne viennent les en sortir. Des pierres, des pavés étaient lancés de part et d'autre de la place, et nous assistions à tout cela avec les autres touristes apeurés, reclus sur un balcon à se demander ce que l'on faisait là. Aucun geste, mais des signes de violence ont été perpétré contre nous, et ce que nous venions de vivre nous avait tous, je le pense, fortement choqué. Notre voyeurisme trouvait enfin ses limites. Trop de choses sont permis aux touristes pour l'argent qu'ils apportent, pourtant cela ne bénéficie pas aux populations qui se sentent observées, jugées et incomprises pour le compte des riches propriétaires d'agences touristiques. Cliquer içi pour avoir un extrait musical du TINKU
POTOSIE ENTRE SPLENDEUR ET TRAGEDIE
TRIP DANS LE SALAAR DE UYUNI ET LE SUD LIPEZ AU SEIN DE L'ODYSSEE.
La Jeep s'est lancée à travers une mer de sel immense, résonnant de nos rires mêlés au son du reggae. Dés notre arrivée sur l'île du Pescador, peuplée de cactus géants, le ballon de foot circula au milieu du désert de sel et les équipes se formèrent (France-Reste du Monde). L'occasion pour nous de réaliser que nous étions à plus de 3500 m d'altitude. Après avoir assisté à un coucher de soleil magnifique, emportés par la beauté enivrante du ciel et de ces étendues infinies, nous sommes partis pour une course folle dans la nuit désertique. L'euphorie nous entraîna dans un moment magique... Bouteilles de Rhum à la main - indispensable à moins 10 degrés - le cœur accroché aux étoiles, matelas et couvertures sous le bras, nous avons installé notre nid au milieu du Salaar. Inutile de préciser que les conversations allaient bon train et étaient chargées de toute l'énergie dont l'Odyssée est capable. Pris par le froid et la pénurie d'alcool, le nid se vida petit à petit. Seul Brad Pitt au sommeil profond (en phase de transformation en Patrick Swayze) fut réveillé par un voyageur (français de surcroît et insulté du fin fond de la nuit) à la recherche de son briquet qui lui fut subtilement dérobé la veille au soir ! Cette nuit fut tout simplement magique, autant du point de vu de l'endroit surréaliste dans lequel nous étions que du point de vu humain. Après la traditionnelle photo de nu au milieu du Salaar, à l'ombre des jeunes-filles en fleurs, la Jeep repris la route vers San Juan, petit village perdu au milieu du désert. Nous nous sommes précipités à l'école de musique qui avait été avertie de notre arrivée. Rien que pour nous, les voix des enfants et le sons des instruments ont retentis à travers le village sous les caméras attentives et entraînantes des 4 garçons. Ce fut pour nous l'occasion de découvrir et de partager un instant d'émotion dans la joie et le sérieux avec lesquels l'Odyssée réalise l'objectif de son voyage. La suite de l'expédition nous a emmené à la découverte de nouveaux paysages mythiques : le désert hallucinant de Dalì, les lagunes colorées et leurs flamants roses, ainsi que les geysers qui ont révélé à nouveau l'audace de notre groupe qui s'élança à travers les vapeurs de souffre. Pour finir en beauté, nous nous sommes prélassés dans les sources naturelles d'eau bouillante dont les vapeurs rendaient l'atmosphère digne des plus beaux films érotiques... ce qui ne laissa pas de glace nos lascars ($$$$$). La séparation ne fut pas facile, car nous formions une bande de Oufs qui vivions à donf. Parole de lilloise et de bruxellois, c'était chantmé ! Alors les mecs, continuez sur votre lancée parce que c'est bon et cela nous manque déjà.
Luc et Sophie.
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