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AMERIQUE DU SUD : BRESIL (Pantanal) / BOLIVIE (Santa Cruz)

Nous avons tous le sentiments que les choses sérieuses commencent pour le continent Sud-américain en passant en Bolivie.

Le Tibet des Andes, une appellation que Cédric reprend dans son article pour vous donner la mesure du festival de sensations nouvelles éprouvées .

Le Brésil est un pays où la vie est facile, un pays où l'on est plus enclin à prendre des vacances qu'à travailler à fond. Et il faut bien reconnaître que les sirènes brésiliennes auraient pu mettre à rude épreuve notre assiduité. Mais n'écoutant que leur passion pour vous faire partager leur découverte du monde des musiques, les 4 compères ont quitté (non sans mal, comme vous l'écrive Julien et Nicolas) la dernière ville du Brésil : Corùmba, que Thibault décrit une ultime fois dans son article.

 

 


LES JEUNES DE LA FANFARE DE CORUMBA (suite en cliquant sur le titre de l'article)


Ils sont environ une cinquantaine et forment l'une des dix fanfares de la ville. Notre rencontre s'est faite sur un terrain vague à la sortie de notre hôtel ...


LE PASSEUR GREC (suite en cliquant sur le titre de l'article)


Corùmba, ville frontière entre le Brésil et la Bolivie est une plaque tournante pour toutes sortes de trafics. Entre ces deux pays circulent, cocaïne, nourriture, animaux et touristes. L'atmosphère qui y règne est digne du film d'Oliver Stone " U-turn ". C'est dans la rue que nous nous sommes fait accostés par El Greco (Le Grec), 50 ans bien entamés, la moustache de Georges Brassens, et parlant un français parfait ! ...


VOYAGEUR 2ème CLASSE (suite en cliquant sur le titre de l'article)


Lundi 8 Avril, nous sommes partis de Corùmba au Brésil vers 15h direction Santa-Cruz en Bolivie. Une vingtaine d'heures séparait ces deux villes, mentalement prêts, nous abordions ce voyage avec sérénité. C'était sans compter sur " El Greco " (cf article Julien), un drôle de personnage rencontré à la frontière...

 


PREMIERS PAS EN BOLIVIE (suite en cliquant sur le titre de l'article)


La Bolivie ou le Tibet des Andes, comme on la surnomme, ça en jette ! Et même si on est toujours pas arrivé dans ces fabuleuses montagnes, malgré un voyage épique en train, on ressent déjà un festival de sensations nouvelles. Nous sommes à Santa-Cruz, la capitale économique et la ville de tous les contrastes...

 



 


LES JEUNES DE LA FANFARE CORUMBA (frontière Brésil / Bolivie)


Ils sont environ une cinquantaine et forment l'une des dix fanfares de la ville. Notre rencontre s'est faite sur un terrain vague à la sortie de notre hôtel . Fatigués par 22 heures de bus nous amenant de Saò Paolo, c'est sous une éprouvante chaleur que nous avons découvert un groupe fort sympathique. Cette association créée il y a huit ans permet à des jeunes unis par la même passion pour la musique de disposer d'un groupe solidaire pour ne pas tomber dans la drogue. Ils sont à la frontière de la Bolivie, au cœur de tout un trafic et de toutes les tentations qu'apporte la " mort blanche ". La consommation est très grande chez les jeunes et il est très facile de s'en procurer à un prix dérisoire. Ils se retrouvent tous les jours et répètent pour le concours national où ils ont obtenu la place de second l'an dernier. Ils sont fiers de nous montrer ce qu'ils ont accompli ces dernières années. Leur entente est parfaite, la chorégraphie est bonne, nous sommes séduits par ce groupe sympa et accueillant. " Un œil coincé dans l'objectif on filme ce spectacle, puis l'œil divague et l'on se met à regarder ce rêve réalisé ".

Consulter la fiche musicale associée en cliquant içi

 

Thibault


LE PASSEUR GREC


Corùmba, ville frontière entre le Brésil et la Bolivie est une plaque tournante pour toutes sortes de trafics. Entre ces deux pays circulent, cocaïne, nourriture, animaux et touristes. L'atmosphère qui y règne est digne du film d'Oliver Stone " U-turn ". C'est dans la rue que nous nous sommes fait accostés par El Greco (Le Grec), 50 ans bien entamés, la moustache de Georges Brassens, et parlant un français parfait ! Il est passeur de touristes, mais surtout petite crapule qui a roulé sa bosse dans le monde entier. Arrivé au Brésil pour on ne sait quelle raison après 10 ans en Afrique, il raconte tout et n'importe quoi, difficile de savoir ce qui est vrai. Sa vie, c'est des hôtels bon marchés et des entourloupes. Il en connaît un rayon sur le trafic de drogue car ici, on vient du monde entier pour en acheter. Il nous raconte comment on soudoie la police, par où transite la drogue entre les deux pays, et les histoires qui ont mal tourné, cicatrices à l'appui. Au début il se fait passer pour un simple vendeur de billets de train d'une agence de voyage. Il double, voir triple les prix, vend des réservations fantômes, organise le passage de frontière pour les touristes tête en l'air qui n'ont pas de carnet de vaccination (hein, Cédric !). Cette crapule sans frontières nous aura finalement arnaqué de 30 reals, l'équivalent de 10 euros pour disparaître comme par enchantement avec nos soit-disant réservations qui bien sûr n'existaient pas. La frontière passée sans problème, nous avons trouvé des places de train, mais les aventures hors du commun de l'Odyssée ne se sont pas arrêtées là, comme vous pouvez le lire dans l'article de Nicolas !

 

Julien


VOYAGEUR 2ème CLASSE

Lundi 8 Avril, nous sommes partis de Corùmba au Brésil vers 15h direction Santa-Cruz en Bolivie. Une vingtaine d'heures séparait ces deux villes, mentalement prêts, nous abordions ce voyage avec sérénité. C'était sans compter sur " El Greco " (cf article Julien), un drôle de personnage rencontré à la frontière. On s'est retrouvé avec trois tickets de 1ère classe et un de 2ème (respectivement la 2ème classe française et la 3ème si elle pouvait exister). Nous montons rassuré par la promesse de notre ami grec de passer dans la luxueuse classe Pullman en échange d'un petit billet glissé au contrôleur à la gare. Le seul hic fut que, arrivés devant le train, plus de passeur grec et moi je me retrouvais avec la 3ème classe. De 15h à 10h du matin, j'ai voyagé seul dans le dernier wagon, ambiance prison avec des barreaux aux fenêtres, des banquettes défoncées de trois places occupées par quatre et où les commerçants, agriculteurs, trafiquants en tout genre, enfants et poules semblaient surpris de me voir. Des bagages, des sacs de nourriture, des animaux s'amoncelaient dans un désordre des plus chaotique, nous laissant à peine de l'espace pour respirer. C'est vrai que la première heure, on se prend pour un aventurier, mais à la nuit tombée, je vous jure que les nerfs lâchent surtout lorsque mon voisin, un enfant de 6 ans atteint de la variole, ne cesse de pleurer. Les trois autres ne viennent pas à mon secours, je n'ose bouger de ma place si prisée et abandonner mon sac avec le matériel depuis que j'ai vu un type se faire jeter du train par la police, soit disant un trafiquant. Ah, parlons en de la police. Mis à part le fait qu'elle m'ait contrôlé et fouillé trois fois, elle n'a cessé de " taxer " les occupants du train pour je ne sais quelles excuses ; il faut bien gagner sa vie… Je suis tout de même arrivé à bon port, zéro minute de sommeil au compteur, des douleurs lombaires aiguës et une énorme aigreur envers les trois autres qui ne sont pas venus à ma rescousse. Le bilan du voyage est le suivant : les boliviens furent super-sympas avec moi, la police et mes " potes " un peu moins, le lever du soleil à 5h30 restera dans les annales, et ma tête à jamais pleine de souvenirs. Finalement ça valait peut-être le coup d'être en 3ème classe.

 

Nicolas

PREMIERS PAS EN BOLIVIE


La Bolivie ou le Tibet des Andes, comme on la surnomme, ça en jette ! Et même si on est toujours pas arrivé dans ces fabuleuses montagnes, malgré un voyage épique en train, on ressent déjà un festival de sensations nouvelles.

Nous sommes à Santa-Cruz, la capitale économique et la ville de tous les contrastes. Des indiens de l'Altiplano (les hauts plateaux de la cordillère) sont descendus dans cette ville de la vallée, poussés par la rudesse de la vie des hauteurs. On a enfin les premiers visages d'Incas qui nous ont tant fait rêver depuis " Les Cités d'Or ".Ces belles dames aux longues tresses tombant sur leurs habits multicolores vendent leurs babioles dans la rue devant de riches bolivianos montés sur leur 4x4 et les regardant de haut.

Et on est pas au bout de nos surprises car dans la région, on passe d'un décor de film de guerre avec des militaires armés jusqu'aux dents à celui de " La petite maison dans la prairie " où l'on croise des familles Ingals par dizaine. Ces " Hamishs " aux yeux bleus, cheveux blonds, salopette et chapeau vissé sur la tête, vivent reclus dans leur communauté perdue à l'Est du pays, en faisant perdurer les traditions d'un autre temps. On ne sait quoi en penser, est-ce les derniers idéalistes ou des sectes racistes ? On ne le saura sans doute jamais complètement. Enfin, on a achevé ce premier contact avec la Bolivie par la rencontre d'un groupe de musique " Chaquenas " qu'on a présomptueusement catalogué comme les héritiers du Buena Vista Social Club. On vous laisse découvrir la fiche musicale de " Rubens con Los Acuerdos del Sur " et j'espère que vous apprécierez autant que nous.

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Cédric

 

 


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Fanfare

 

 

 

Fanfare

 


Fanfare

 

 

El Greco

 

 

 

 

 

 


Le train pour la Bolivie

 

 


Toucan dans le train

 

 

 


 

Le train pour la Bolivie

 

 

 

 


Thibault en retard...

 

 

 

 

 

 


Santa Cruz de la Sierra (Bolivie)

 

 

 

 

 


Les didoux de Bolivie

 

 

 

 


 

 
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